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Historique

Une petite histoire de l’Association

Voici, pour commencer, quelques jalons des débuts de la petite histoire de l’Association.

Plus tard, un document plus élaboré nous renseignera davantage sur le sujet.

Le 15 décembre 1921, au presbytère de la paroisse Saint-Édouard de Montréal, se tient la première réunion de ce qui deviendra le comité de fondation de l’Association des anciens* du Collège de l’Assomption. Celle-ci s’est tenue à l’initiative du chanoine Napoléon Morin (40e cours) et de l’avocat Émile Sasseville (66e cours).

Le 30 mai 1922, se tient la première assemblée générale des anciens, soit la toute première Amicale à laquelle participent plus de 800 anciens, dont quelques vraiment anciens comme le notaire Eugène Archambault (14e cours: 1846-1853), originaire de Repentigny et le notaire Philibert Beaudoin (15e cours: 1847-1854), lui aussi originaire de Repentigny. Y participent aussi, entre autres, quelques petits… disons moins anciens comme l’abbé Armand Beauregard (71e cours: 1903-1911), originaire de l’Assomption et le juge (qui ne l’était pas encore à l’époque) Pascal Lachapelle (79e cours: 1911-1919), originaire de Montréal qui est décédé récemment (le 10 février 1998) à l’âge vénérable de 99 ans (ou pas très loin).

Ont été élus au conseil d’administration: Napoléon Morin (40e cours: 1872-1880), chanoine, originaire de Saint-Jacques: à la présidence, Édouard Contant (42e cours: 1874-1882), prêtre, originaire de Saint-Jacques: à la trésorerie, Émile Sasseville (66ecours: 1898-1906), avocat, originaire de Terrebonne: aux archives, Joseph Cloutier (63e cours: 1895-1903), prêtre, originaire de Saint-Jacques: au secrétariat, Charles-A. Lamarche (50e cours: 1882-1890), évêque, originaire de Saint-Roch-de-l’Achigan: au poste de conseiller.

En cours d’année, Napoléon Morin sera remplacé à la présidence par Édouard Contant qui sera lui-même remplacé à la trésorerie par Joseph Cloutier.

* On ne vous a pas oublié, mesdames, mais vous savez sûrement que pendant très longtemps (dont à l’époque qui nous concerne ici), le Collège de l’Assomption ne recevait dans ses murs que des garçons. En contrepartie, il y eut aussi à l’Assomption, pendant de nombreuses années un couvent d’excellente réputation exclusif aux filles…



À LA REDÉCOUVERTE DU COLLÈGE

René Didier (127e cours), ancien président de l’Association, est aussi architecte de formation. Il a, entre autres, comme projet, la reconstitution de la construction ainsi que des rénovations et des modifications majeures des différents édifices formant actuellement le Collège de l’Assomption, incluant éventuellement la partie actuelle du Cégep régional de Lanaudière.

Cet historique architectural sera présenté visuellement avec schémas et plans et peut-être même avec des photos de maquettes construites par René. Vous vous en doutez bien, ce projet représente un travail colossal. Il n’y a pas de date de tombée… Nous prendrons l’oeuvre quand elle arrivera, au fur et à mesure que ses différentes parties seront réalisées.


Télécharger le document

Mise à jour: Voici la deuxième édition du document « À la redécouverte du Collège de l’Assomption », de René Didier, mis à jour en mai 2012. Il s’agit d’un document PDF de plus de 6 méga-octets, il peut prendre un certain temps à télécharger, dépendant de votre connexion internet.



LE PREMIER CLOCHER DU COLLÈGE DE L’ASSOMPTION

Plus qu’un artifice architectural, le premier clocher du Collège, c’était l’acceptation formelle de la population du village au projet du docteur Meilleur, mais plus encore le lien essentiel et le symbole de l’ouverture du Collège sur son environnement social et économique.

À la suggestion du docteur, un menuisier réalise l’ouvrage en remboursement d’une dette contractée envers le Collège. La croix qui en couronne la petite coupole, vestige rouillé gisant sur les terrains du cimetière, a été donnée au docteur par les marguilliers de la paroisse. Il se chargera de la faire restaurer. La cloche sera achetée d’un fondeur avec les sommes recueillies par le docteur, porte à porte, auprès des dames du village.

La cloche du Collège marque de ses tintements tout le déroulement des activités quotidiennes. Elle sonne la fin des récréations, le début et la fin des heures de repas, l’angélus du matin et du soir, l’heure de montée au dortoir et, bien sûr, à la volée, les grands moments civils et religieux de l’année scolaire.

À une époque où la montre bracelet n’avait pas encore été inventée et où la montre de poche était réservée aux bien nantis, ce sont les cloches des églises qui marquaient le temps, les grands moments de la vie et appelaient les grands rassemblements des citoyens du village, pour assister à la messe, pour annoncer un décès, pour célébrer un baptême, un mariage et des funérailles. Certaines étaient même sollicitées pour appeler les pompiers volontaires sur le lieu d’un incendie. À cette époque, les cloches parlaient et leur silence, s’il se prolongeait, inquiétait.

On peut penser que celle du Collège avait aussi son langage propre. Aujourd’hui, la cloche du dôme du Collège ne sonne plus, mais il faudrait peu de chose pour qu’elle résonne à nouveau.

René Didier (127e)