Histoire

histoire_1_1869Collège de l'Assomption

De 1832 à aujourd’hui…

Pendant les premières années, la direction de l’établissement est confiée au curé François Labelle, puis à son frère, l’abbé Édouard Labelle, qui continuent de résider au presbytère de la paroisse. En 1839, le diocèse de Montréal, fondé trois ans plus tôt, accepte d’envoyer un prêtre qui résiderait au Collège et prendrait la direction de l’établissement.

À l’origine, les professeurs sont des laïcs. En 1840, les élèves du 1er cours terminent un programme d’études classiques de sept ans. Le premier professeur laïc, Michel Charron, et trois des dix élèves du 1er cours demandent alors leur admission dans le clergé de Montréal. Ils partageront leur temps au Collège entre l’enseignement et les études théologiques. Huit ans plus tard, le personnel enseignant et le personnel d’encadrement seront composés exclusivement de séminaristes et de prêtres.

En 1841, le Collège de l’Assomption est juridiquement constitué par une loi du Parlement de la province du Canada réuni à Kingston : « Acte pour incorporer le Collège de l’Assomption dans le Comté de Leinster » (4° & 5° Victoriae, Cap. LXVIII). La loi établit que l’évêque catholique romain de Montréal est membre de la nouvelle corporation.

Pendant plus d’un siècle, le Collège de l’Assomption est destiné aux seuls garçons. Ils doivent tous loger au Collège, même s’ils sont invités ou autorisés à prendre leurs repas dans des familles de L’Assomption. Ils ont comme directeurs et professeurs des prêtres du diocèse de Montréal au nombre d’une quarantaine vers 1960. À compter de 1960, des enseignants laïcs s’ajoutent aux prêtres, puis les remplacent graduellement. À cette époque, les élèves pensionnaires domiciliés à l’extérieur de L’Assomption peuvent déjà se rendre dans leur famille à l’occasion des fêtes de la Toussaint, de Noël et de Pâques. En septembre 1964, l’avènement du congé hebdomadaire permet à tous les pensionnaires de quitter le Collège le samedi midi pour y revenir le dimanche soir. Enfin, ce n’est qu’en 1965 que l’établissement accueille les filles au collégial et au secondaire en 1966.

En 1970, les élèves du 130e cours sont les derniers à obtenir un baccalauréat ès arts. Le programme du ministère de l’Éducation vient remplacer celui de la Faculté des arts de l’Université de Montréal tant au secondaire qu’au collégial. L’enseignement du grec cesse en 1970 et celui du latin en 1980. Le service de résidence pour les élèves ferme en 1975. Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille, qui assurent les services de la cuisine et de la buanderie depuis 1915, quittent leur mission de L’Assomption à l’été de 1980. En 1986, un recteur laïc prend la relève de la longue suite des 18 prêtres qui avaient assumé la direction du Collège depuis sa fondation.

À compter de l’automne 1986, l’établissement ouvre aux adultes l’enseignement collégial de formation générale (programmes d’études préuniversitaires) et ajoute progressivement certains programmes de formation professionnelle (programme d’études techniques) destinés aux jeunes et aux adultes. À l’automne 1995, il implante au collégial le programme du baccalauréat international. Mais face à l’avènement prochain de l’enseignement collégial public dans le sud de Lanaudière, le conseil d’administration décide de céder tout son enseignement collégial au secteur public : c’est la naissance du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption en 1998. À compter de la même année, le Collège implante progressivement le programme d’éducation internationale au secondaire.

Le Collège de l’Assomption joue un rôle important dans la naissance de la Corporation Hector-Charland en 1988, qui administre depuis 1999 le théâtre du même nom à L’Assomption, et aussi dans la naissance de la Corporation du Centre régional d’archives de Lanaudière en 1991, qui administre depuis 1994 le centre d’archives du même nom à L’Assomption. Il est également à l’origine de l’Académie François-Labelle en 1994, personne morale qui administre depuis lors l’école primaire privée du même nom à Repentigny. Le Collège maintient des liens très étroits avec ces trois organismes.

En 2007, le Collège fait une fois de plus un investissement majeur en construisant uncomplexe_sportif_assomption_01 centre sportif incluant un aréna, un grand gymnase double, une salle d’entraînement, une salle de danse ainsi qu’une salle polyvalente. C’est le début d’une nouvelle ère.

En 2011, pour la première fois de son histoire, une femme est nommée directrice générale du Collège.

C’est en 2013 que le programme d’éducation internationale sera offert à tous les élèves de première année du secondaire plutôt qu’à quelques groupes. Tous ont le privilège de vivre les mêmes valeurs humanitaires et d’avoir une ouverture sur le Visagesmonde.


Dans le cadre des festivités du 300e anniversaire de la Ville de L’Assomption, Mme Isabelle Marion, enseignante de science et technologie, a fait plusieurs recherches sur l’histoire du Collège. Son projet sera dévoilé le 5 juillet prochain, mais d’ici là nous vous invitons à parcourir le livret historique qu’elle a créé.

Livret historique

N. B. : Les informations proviennent de cinq livres historiques dont les deux plus importants : celui de l’Abbé Anastase Forget pour le premier siècle (1833-1933) et celui de Michel Blain (1960-2008). Les sources intégrales sont dans le livret historique.